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Albert Woodfox est enfin libre !

Le jour de son 69e anniversaire, le 19 février 2016, le prisonnier de l’État de Louisiane Albert Woodfox a été libéré, 44 ans après avoir été pour la première fois placé en détention à l’isolement.

Il était le prisonnier ayant passé le plus de temps à l’isolement aux États-Unis. Pendant plus de la moitié de sa vie, Albert Woodfox s’est réveillé presque tous les jours dans une cellule de la taille d’une place de parking entourée de béton et d’acier.

Lorsqu’il a appris sa libération, Albert Woodfox a adressé le message suivant aux personnes qui l’ont aidé à recouvrir sa liberté :

Je tiens à remercier mon frère Michael de m’avoir soutenu toutes ces années, ainsi que Robert King, qui a passé à tort près de 30 ans à l’isolement. Je n’aurais pas survécu sans leur courageux soutien, ni sans celui de mon cher ami Herman Wallace, décédé en 2013.

Je souhaite également remercier les nombreux membres de la coalition internationale pour la libération des « Trois d’Angola », Amnesty International et la Roddick Foundation, qui m’ont tous soutenu dans ce long combat. Enfin, je remercie William Sothern, Rob McDuff et mes avocats des cabinets Squire Patton Boggs et Sanford Heisler Kimpel, qui n’ont jamais baissé les bras.

J’avais beau être impatient de prouver mon innocence lors d’un nouveau procès, ma santé et mon âge m’ont poussé à mettre fin à cette affaire et à obtenir ma libération avec cette reconnaissance de culpabilité sur le plan strictement pénal pour des infractions moins graves. J’espère que les événements d’aujourd’hui permettront à de nombreuses personnes de tourner la page.

À l’heure de célébrer cette victoire, ces mots sont gravés dans mon esprit.

Pendant les quelque cinq années passées à travailler sur le cas d’Albert Woodfox, j’ai entendu à de nombreuses reprises qu’il n’y avait pas d’espoir. Mais j’ai toujours su qu’Albert Woodfox rentrerait chez lui.

J’ai vu la puissance incroyable que peut avoir notre mouvement lorsque ses membres travaillent ensemble. J’ai vu le courage, l’humilité et la détermination de tellement d’entre vous, que vous ayez participé de près ou de loin à cette victoire historique pour les droits humains.

J’ai vu l’immense force des Trois d’Angola : Robert King, Herman Wallace et Albert Woodfox lui-même. Ces trois hommes ont vécu un cauchemar, mais ils ont persévéré avec humour et dignité, et ils ont poursuivi sans relâche leur combat contre cette pratique cruelle, inhumaine et dégradante que constitue le placement à l’isolement aux États-Unis.

Pour la première fois en plus de quatre décennies, Albert Woodfox peut marcher dehors et lever les yeux au ciel.

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