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© Vantagenews.com

France. Le maintien de l'interdiction du burkini risque de donner le feu vert pour des violences contre les femmes et les filles

Le fait de ne pas annuler l'interdiction du burkini représenterait une occasion manquée de mettre un terme aux atteintes aux libertés d'expression et de religion des femmes et à leur droit de ne pas subir une discrimination, a déclaré Amnesty International alors que la plus haute juridiction administrative en France examine une requête contre cette interdiction.


" Cette requête examinée le 25 août offre à la justice française l'occasion d'annuler une interdiction discriminatoire qui se fonde sur, et qui nourrit, des préjugés et l'intolérance, a déclaré John Dalhuisen, directeur du programme Europe d'Amnesty International.

" Les autorités françaises doivent cesser de prétexter que ces mesures sont destinées à protéger les droits de femmes. En réalité, ce type de mesures discriminatoires et invasives restreint les choix des femmes, viole leurs droits et conduit à des violences. "

Ces dernières semaines, en France, plusieurs maires ont pris des arrêtés réglementant le port des tenues de bain. Certains de ces décrets se réfèrent à des préoccupations manifestement spécieuses relatives à la sécurité, à l'hygiène et à l'ordre public pour justifier de telles mesures, et d'autres sont même censés avoir été pris pour protéger les droits des femmes. Or, les arguments avancés pour justifier leur adoption sont tous basés sur des stéréotypes négatifs attachés à une minorité déjà stigmatisée.

" Ces interdictions ne contribuent en rien à renforcer la sécurité publique, mais font beaucoup pour favoriser une humiliation publique. Elles sont non seulement en soi discriminatoires mais, comme nous l'avons vu, leur application entraîne aussi des violences et un traitement dégradant pour les femmes et les filles musulmanes, a déclaré John Dalhuisen.

" Si les autorités françaises étaient réellement déterminées à protéger la liberté d'expression et les droits des femmes, ces interdictions abusives seraient immédiatement et inconditionnellement suspendues. "