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Crise des réfugiés. Le « Sommet des dirigeants » n’a pas fait preuve de volonté politique

L'issue du Sommet des dirigeants sur les réfugiés convoqué par le président Obama à New York constitue une petite avancée mais est loin de répondre à la crise mondiale des réfugiés, a déclaré Amnesty International mercredi 21 septembre.

Les responsables mondiaux ayant assisté au sommet ont renforcé leurs engagements en matière de réinstallation, de financement humanitaire, d'éducation et d'accès à l'emploi pour les réfugiés. Ces promesses - qui semblent bien faibles face aux besoins - font suite au Sommet des Nations unies sur les réfugiés et les migrants qui s'est terminé sur un échec plus tôt cette semaine.

" Les sommets de ces derniers jours ont mis en évidence une crise du leadership. À quelques exceptions près, de nombreux dirigeants mondiaux ne se sont pas montrés à la hauteur, en prenant des engagements qui vont quand même laisser des millions de réfugiés au bord du gouffre ", a déclaré Salil Shetty, secrétaire général d'Amnesty International.

" Les pays riches ne peuvent se contenter de promettre des fonds puis tourner les talons. Les 360 000 places de réinstallation proposées à l'échelle planétaire doivent être envisagées dans un contexte où les réfugiés sont plus de 20 millions dans le monde, dont la moitié dans à peine 10 pays. Et les pays qui font partie des pires auteurs de violations des droits des réfugiés, comme l'Australie et certains États de l'Union européenne, ne peuvent être autorisés à présenter de maigres propositions d'aide comme une réponse généreuse à la crise. "

Les États ayant participé au sommet se sont engagés à augmenter les financements de 4,5 milliards de dollars par rapport à 2015. Avant le sommet, la Maison Blanche a par ailleurs annoncé que 51 entreprises américaines se sont engagées à donner, à investir ou à lever plus de 650 millions de dollars pour contribuer à atténuer la crise des réfugiés. Cela inclut une promesse de don d'un montant de 500 millions de dollars, faite par l'investisseur et philanthrope George Soros.

" Il est très parlant qu'une personne fasse à elle seule un don plus généreux que la Chine, le pays le plus peuplé du monde et le deuxième le plus riche, qui s'est engagée à verser 300 millions de dollars ", a déclaré Salil Shetty.

" S'engager à accueillir des réfugiés est une petite avancée, mais l'absence d'un système mondial de partage des responsabilités, pourtant indispensable, après deux sommets importants signifie que les États ont laissé passer une occasion rare de faire un grand pas en avant vers la résolution de la crise.

" Si les dirigeants mondiaux sourient pour les photographes, les maigres résultats des sommets de cette semaine ne les exonèrent pas de leurs responsabilités. Tant que plus de pays, en particulier les pays riches, n'accueilleront pas une part beaucoup plus importante et plus équitable des réfugiés du monde, ils resteront du mauvais côté de l'histoire. "

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