Les cookies assurent le bon fonctionnement du site, en continuant la navigation vous acceptez leur utilisation. Gérer les paramètres... OK

229752_m_xima_acu_a_-_cajamarca_-_per_.jpg

Pérou. Les autorités mettent un terme aux poursuites engagées contre la militante Máxima Acuña

La décision de la Cour suprême du Pérou marquant la fin du procès intenté pour occupation illégale de terre contre la défenseure des droits humains Máxima Acuña Atalaya est une décision historique pour les défenseurs de l'environnement dans le pays, a déclaré Amnesty International le 3 mai 2017.

Après près de cinq ans de procédures liées aux accusations pénales infondées d'occupation illégale de terre, la Cour suprême a statué qu'aucune raison ne justifiait de poursuivre le procès sans fondement de Máxima Acuña Atalaya pour ce motif.

« De nombreux défenseurs de l'environnement au Pérou sont criminalisés via des procédures pénales sans fondement, dans le but de les empêcher de mener leur travail légitime en faveur des droits humains, en épuisant leur force physique et mentale et leurs ressources limitées, tout en les faisant passer aux yeux de la population pour des criminels, a déclaré Erika Guevara-Rosas, directrice du programme Amériques à Amnesty International.

« Il est fondamental que les autorités prennent des mesures efficaces afin de faire barrage à l'utilisation abusive de la justice pénale pour intimider et harceler les défenseurs des droits humains. »

Le 14 février de cette année, une délégation d'Amnesty International a rendu visite à Máxima Acuña et à sa famille pour leur remettre plus de 150 000 messages de soutien et de solidarité venant du monde entier, demandant au gouvernement péruvien de la protéger contre toute attaque ou tout acte de harcèlement ou d'intimidation. Ce même jour, elle a reçu la visite de la ministre de la Justice et des Droits humains venue vérifier la mise en œuvre des mesures de protection accordées à Máxima Acuña par la Cour interaméricaine des droits de l'homme.

Entre 2011 et 2014, Máxima Acuña Atalaya a signalé plusieurs actes de harcèlement, attaques et tentatives d'expulsion imputables à la police nationale péruvienne.

Complément d’information 

Malgré l'absence de preuves depuis le début de la procédure lancée en 2011, le bureau du procureur général a décidé de poursuivre l'enquête pénale et de porter l'affaire devant les tribunaux. Cela a renforcé la stigmatisation de Máxima Acuña, présentée comme une criminelle dans le cadre d'une campagne de diffamation menée par des représentants de la compagnie minière Yanacocha, qui ont qualifié ses activités d'« occupation illégale » pendant toute l'année 2015 et au début de 2016, alors même que la justice n'a toujours pas réglé la question de la propriété des terres en question.

  Related articles

L'inflation des exécutions en Arabie saoudite se poursuit avec une 100e mise à mort

  2.10.2017   Arabie Saoudite

Les autorités saoudiennes ont encore exécuté un homme le 2 octobre, ce qui porte à 100 le nombre total de condamnés qui ont été mis à mort depuis le début de l'année 2017, avec 60 exécutions recensées au cours des trois derniers mois seulement, a déclaré Amnesty International.

Catalogne. Amnesty International dénonce un recours excessif à la force lors du référendum du 1er octobre

  2.10.2017   Espagne

Des observateurs d'Amnesty International confirment que des équipements antiémeutes ont été utilisés de manière dangereuse et inappropriée et que des personnes sans défense et n'opposant aucune résistance ont été frappées. L'organisation demande l'ouverture dans les plus brefs délais d'une enquête approfondie et impartiale sur ces événements.

Thaïlande. L’intransigeance des autorités en ce qui concerne les réfugiés met des milliers de personnes en danger

  28.9.2017   Thaïlande , Myanmar [Birmanie]

Les autorités ne doivent pas renvoyer de force les Rohingyas qui fuient les violences au Myanmar. Des réfugiés sont renvoyés vers des pays où ils sont persécutés. La Thaïlande doit offrir aux réfugiés un statut juridique officiel et une protection.

La face cachée des voitures électriques : l'exploitation par le travail

  28.9.2017   Congo , Royaume-Uni

Le gouvernement écossais a récemment annoncé son intention d'éliminer, d'ici 2032, les véhicules essence et diesel. D'ici 2040, les seules voitures qui circuleront sur les routes du Royaume-Uni seront également électriques, et les bornes de recharge auront remplacé les stations d'essence. Aux États-Unis, Elon Musk a annoncé le lancement de sa Tesla Model 3, dont il espère bien faire la première voiture électrique grand public du monde.