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La directrice d'Amnesty International Turquie, placée en détention au secret, doit être remise en liberté.

Réagissant aux informations signalant qu'Idil Eser, directrice d'Amnesty International Turquie, a été arrêtée mercredi en même temps que sept autres défenseurs des droits humains et deux formateurs lors d'un séminaire sur la sécurité numérique et la gestion des données à Büyükada, au sud d'Istanbul, Salil Shetty, secrétaire général d'Amnesty International, a déclaré :

 

« Nous sommes extrêmement préoccupés par le fait que d'éminents défenseurs turcs des droits humains, parmi lesquels se trouve la directrice d'Amnesty International Turquie, ont été arrêtés sans aucune raison.

 

« Le placement en détention au secret de ces défenseurs des droits humains qui participaient à un séminaire des plus banals, constitue un abus de pouvoir grotesque et montre bien que la situation des militants des droits humains dans le pays est difficile. Idil Eser et les personnes qui ont été arrêtées en même temps qu'elle doivent être remises en liberté immédiatement et sans condition.

 

« Les dirigeants de la planète actuellement réunis à Berlin ont été remarquablement tolérants à l'égard de la dégradation de la situation des droits humains en Turquie. Compte tenu de la présence à leurs côtés actuellement du président Erdoğan, le moment est particulièrement propice pour tenir un discours de fermeté et demander la libération de tous les défenseurs des droits humains actuellement détenus. »

 

Contexte

 

On ignore actuellement où se trouvent Idil Eser et les personnes qui ont été arrêtées en même temps qu'elle.

 

D'après les informations dont nous disposons, Idil Eser et les autres détenus n'ont pas été autorisés à contacter des avocats, ce que la police est autorisée à empêcher pendant 24 heures, ni les membres de leur famille, alors que cela doit être accordé immédiatement.

 

La police a dit aux avocats qu'ils recevraient des informations à 14 h 30 aujourd'hui.

 

Les défenseurs des droits humains qui ont été arrêtés sont : İlknur Üstün, de la Women's Coalition, İdil Eser, d'Amnesty International, Günal Kurşun, avocat à la Human Rights Agenda Association, Nalan Erkem, avocate à Citizens Assembly, Nejat Taştan, d'Equal Rights Watch Association , Özlem Dalkıran, de Citizens’ Assembly, Şeyhmuz Özbekli, avocate, et Veli Acu, de la Human Rights Agenda Association.

 

Deux formateurs étrangers – de nationalités allemande et suédoise – ainsi que le propriétaire de l'hôtel ont également été arrêtés.

 

Ces arrestations ont eu lieu moins d'un mois après le placement en détention du président d'Amnesty International Turquie, Taner Kiliç, pour des charges sans fondement.

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