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CONTRIBUEZ À METTRE UN TERME MAINTENANT AUX VIOLENCES AU MYANMAR

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  14.9.2017   Myanmar [Birmanie]

En moins de deux semaines, plus de 300 000 Rohingyas ont fui le Myanmar, traversant la frontière pour se réfugier au Bangladesh. De nombreuses informations font état d'homicides commis par les forces de sécurité du Myanmar, et les images satellites montrent que des villages entiers ont été incendiés.

Hongrie: libérez Ahmed H et mettez fin à l'utilisation abusive des lois antiterroristes

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  8.9.2017   Hongrie

Ahmed a été considéré comme un terroriste et condamné à 10 ans d'emprisonnement pour avoir utilisé un mégaphone pour appeler au calme lors d'affrontements à la frontière hongroise.

Cambodge : Libérez Tep Vanny et laissez-la défendre les habitants de son quartier

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  8.9.2017   Cambodge

Tep Vanny, symbole du militantisme pacifique au Cambodge, est actuellement emprisonnée en raison de sa courageuse détermination à défendre les droits d’autres personnes. Signez la pétition pour que cesse la répression contre les défenseurs des droits humains, pour que Tep Vanny soit libérée immédiatement et sans condition, et pour que toutes les charges retenues contre elle soient abandonnées.

Chili: protégeons Rodrigo Mundaca et les défenseurs de l’accès à l’eau

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  8.9.2017   Chili

Rodrigo Mundaca et ses collègues militants du Mouvement pour la Défense de l’accès à l’Eau, à la Terre et la protection de l’Environnement (MODATIMA) luttent pour défendre l’accès à l’eau au Chili. En raison de leur courage, ils sont menacés de violences et d’emprisonnement. Soutenons-les : exigez du gouvernement chilien qu’il protège ces défenseurs des droits humains.

Il faut mettre fin à l'impunité au Burundi

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  1.9.2017   Burundi

Le gouvernement du Burundi n’a pris aucune véritable mesure pour traduire en justice les responsables d’atteintes flagrantes aux droits humains. Exigez que ces personnes soient tenues de rendre des comptes.

LIBERTÉ POUR LA DIRECTRICE D’AMNESTY TURQUIE ET 9 AUTRES PERSONNES

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  8.7.2017   dinde

Amnesty International est la cible d'une attaque sans précédent en Turquie. Mercredi 5 juillet au matin, la police a arrêté la directrice d'Amnesty International Turquie İdil Eser, sept défenseurs des droits humains et deux formateurs qui participaient à un séminaire à Istanbul.

HANAN BADR EL DIN : ARRÊTÉE POUR AVOIR MILITÉ EN FAVEUR DES VICTIMES DE DISPARITION FORCÉE

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  17.10.2017   Egypte

La vie d’Hanan Badr el Din a basculé lorsque son mari a « disparu ». La dernière fois qu’elle l’a aperçu, c’était à la télévision. Il était à l’hôpital après avoir été blessé dans une manifestation, en juillet 2013. Mais lorsqu’elle s’est rendue sur place, elle ne l’a pas trouvé. Elle a écumé les postes de police, les prisons, les hôpitaux et les morgues. Personne n’a pu lui dire ce qui lui était arrivé.

Le mari d’Hanan Badr el Din fait partie des centaines de personnes qui ont « disparu » alors qu’elles étaient aux mains des forces de sécurité égyptiennes. Tous les jours, en moyenne trois à quatre personnes – généralement des militants politiques, des étudiants ou des manifestants, et même des collégiens de 14 ans – arrêtées par des policiers ou des militaires égyptiens s’évanouissent ainsi dans la nature. On ne les revoit jamais. Et pourtant le gouvernement égyptien affirme que les disparitions n’existent pas dans le pays.

Hanan n’a pas renoncé. Sa détermination à retrouver son mari l’a conduite vers d’autres personnes elles aussi sans nouvelles d’un de leurs proches. Elle a cofondé en 2014 une organisation qui se donne pour but de découvrir la vérité sur ces disparitions et est aujourd’hui en première ligne du combat pour la recherche des disparus en Égypte. Lors de sa dernière tentative d’obtenir des informations sur le sort de son mari, elle a été arrêtée et inculpée à tort d’appartenance à une organisation interdite, ce qui pourrait la conduire en prison pour au moins cinq ans.

PERSÉCUTÉS POUR AVOIR DÉFENDU LES DROITS HUMAINS

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  21.11.2017   dinde

Taner Kılıç, président d’Amnesty International Turquie, faisait simplement son travail, qui est de dénoncer les atteintes aux droits humains dans ce pays. Mais le 9 juin 2017, il a été jeté en prison au motif absurde qu’il appartiendrait à une « organisation terroriste armée ».

Un mois plus tard, İdil Eser, directrice d’Amnesty Turquie, et Özlem Dalkıran, fondatrice d’Amnesty Turquie, qui travaille désormais avec Avaaz et Citizens’ Assembly, ainsi que huit autres personnes ont été arrêtées alors qu’elles participaient à un banal séminaire réunissant des militants en faveur des droits humains à Istanbul. Ces 10 personnes sont elles aussi accusées d’appartenir à une organisation terroriste, ce qui est absurde. Depuis la tentative de coup d’État de juillet 2016, plus de 150 000 personnes ont été visées par des informations judiciaires.

À la suite du tollé mondial que leur arrestation a provoqué, les 10 d’Istanbul ont finalement été libérés sous caution. Mais Taner est encore en prison et les 10 d’Istanbul sont toujours en danger. Ces personnes courageuses ont consacré leur vie à défendre les droits des autres. Le fait d’ériger en infraction leurs activités laisse toute la population à la merci de la répression des libertés actuellement menée par le gouvernement.

Awad

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  30.10.2018   États Unis

Awad a fondé le Projet des femmes soudanaises sur les droits humains qui vise à défendre et à promouvoir les droits humains au Soudan. Awad a été détenue au Soudan en raison de ses activités et elle s’est enfuie en Égypte en février 2012, où elle a continué son travail de protection des droits des femmes soudanaises. Elle s’est inscrite en tant que réfugiée auprès du Haut-Commissariat des Nations Unies aux réfugiés au Caire en 2013. Sa demande de relocalisation aux États-Unis a été faite la même année. Toutefois, l’étude de son dossier est toujours en cours. Récemment, les autorités égyptiennes ont menacé de la déporter au Soudan en raison de ses activités. Au Soudan, sa vie pourrait être menacée et elle pourrait être victime de persécution, ce qui constitue une violation sérieuse de ses droits humains.

Marielle Franco

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  11.10.2018   Brésil

Marielle Franco s’est courageusement battue pour plus de justice et de sécurité à Rio de Janeiro. Conseillère municipale populaire, elle a grandi dans les favelas et a toujours défendu les droits des femmes, des personnes LGBTI et des jeunes noirs. Comme l’a dit sa compagne Monica, « Marielle incarnait les droits qu’elle défendait ». Elle a également dénoncé les exécutions illégales commises par la police. Mais, le 14 mars 2018, Marielle a été assassinée, abattue dans sa voiture avec son chauffeur, Anderson Pedro Gomes. Les éléments recueillis semblent indiquer que cet homicide a été commis par des professionnels expérimentés, et, selon des experts, les balles avaient appartenu à la police fédérale brésilienne. Le Brésil, où au moins 70 défenseurs des droits humains comme Marielle ont été tués en 2017, est l’un des pays les plus dangereux pour ces militants. Trop souvent, ces homicides ne font l’objet d’aucune enquête et les responsables restent en liberté. Celles et ceux qui se battent pour les droits humains vivent constamment dans la peur. Ensemble, nous pouvons montrer aux autorités brésiliennes que nous ne renoncerons pas tant que justice ne sera pas faite. Le Brésil doit protéger les défenseurs des droits humains contre de nouvelles agressions et identifier les responsables de la mort de Marielle. Comme le dit sa sœur Anielle : « Tant que nous en aurons la force, nous exigerons la justice. » Exigez dès aujourd’hui que justice soit faite pour Marielle.

Pavitri Manjhi

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  11.10.2018   Inde

Pavitri Manjhi est déterminée. Elle fait partie d’une communauté indigène adivasi qui risque d’être chassée de ses terres pour laisser la place à deux centrales électriques. Les membres de sa communauté pourraient perdre leurs fermes et leurs moyens de subsistance. Mais Pavitri est en première ligne pour résister. Les villageois affirment avoir été forcés à vendre leurs terres par des personnes agissant pour le compte de deux entreprises privées. Beaucoup n’ont pas été correctement indemnisés. En tant que cheffe du conseil de son village, Pavitri Manjhi a rassemblé les habitants afin de déposer près de 100 plaintes officielles. C’est ce qui lui vaut d’être victime de manœuvres d’intimidation. Des « hommes forts » locaux ont maintes fois exercé des pressions sur elle pour qu’elle retire toutes les plaintes. Ils se sont rendus chez elle et lui ont dit : « Tous ceux qui vous ont aidée à porter plainte sont des étrangers, ils ne pourront pas vous sauver et nous les réduirons au silence. » Ces hommes sont revenus les jours suivants pour la menacer à nouveau. Pavitri a signalé ce harcèlement à la police, qui n’a pas fait grand-chose. Depuis des dizaines d’années, les adivasis sont chassés de leurs terres et voient leurs droits piétinés en faveur de projets d’aménagement d’entreprises. Mais Pavitri Manjhi ne partira pas de chez elle. Elle est déterminée à aider sa communauté à résister aux grandes entreprises et à protéger ses terres ancestrales. Dites à l’Inde de protéger Pavitri Manjhi dès aujourd’hui contre le harcèlement dont elle est victime.

Atena Daemi

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  11.10.2018   Iran

Comme tant d’autres, Atena Daemi rêve que la peine de mort soit abolie en Iran. Elle a écrit des publications sur Facebook et Twitter qui critiquaient le bilan du pays en matière d’exécutions. Elle a distribué des tracts. Et elle a participé à une manifestation pacifique contre l’exécution d’une jeune femme. Malheureusement, ces actions toutes simples demandent un grand courage en Iran. Contre toute logique, ces activités ont été citées à titre de « preuves » de ses activités criminelles et elle purge maintenant une peine de sept ans d’emprisonnement. Elle n’a eu droit qu’à un simulacre de procès : en seulement 15 minutes, elle a été reconnue coupable sur la base d’accusations forgées de toutes pièces, notamment de « rassemblement et collusion en vue de commettre des infractions compromettant la sécurité nationale ». Le traitement cruel qui lui a été réservé n’est qu’un exemple de l’intense répression exercée en Iran contre les personnes qui font entendre leur voix pour plus de justice dans le pays. Des dizaines de personnes ont été emprisonnées, et de nombreuses autres font l’objet de mesures de surveillance, d’interrogatoires et de poursuites interminables visant à les réduire au silence. Atena a déjà tellement souffert. Elle a été frappée, aspergée de gaz poivre et placée à l’isolement. Pourtant, elle continue à se battre pour les droits humains. Plus tôt cette année, elle a entamé une grève de la faim pour protester contre son transfert vers une prison tristement célèbre. Sa santé s’est dégradée de façon alarmante pendant sa détention. Elle doit être libérée immédiatement. Dites à l’Iran : Atena Daemi doit être libérée

Goulzar Douichenova

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  11.10.2018   Kirghizistan

Goulzar Douichenova est une battante. En 2002, elle a perdu l’usage de ses jambes après un accident de voiture impliquant un conducteur en état d’ivresse. Après la mort soudaine de son mari l’année suivante, elle a dû s’occuper seule de ses deux jeunes enfants. Mais elle ne s’est jamais laissé abattre. Des années plus tard, elle a rencontré d’autres personnes souffrant de handicaps, qui se rassemblaient à Bichkek, la capitale kirghize. Elle s’est rendu compte qu’elles étaient confrontées à des problèmes similaires, tels que les difficultés pour trouver un emploi car les lieux de travail ne sont pas adaptés aux fauteuils roulants, ou le fait d’être tributaires d’autres personnes pour monter dans le bus, une expérience gênante et intrusive. Elle a consacré sa vie à lutter pour que les personnes handicapées puissent vivre dans la dignité et se déplacer librement. Elle a rencontré des personnalités, organisé des formations pour les conducteurs de bus et poussé les gens à l’action sur les réseaux sociaux. Mais elle rencontre encore des obstacles sur son chemin. Elle a besoin d’aide pour descendre les escaliers jusqu’à sa porte d’entrée. Dans sa rue pleine de bosses et de nids-de-poule, elle ne peut pas faire avancer son fauteuil roulant. Elle est quotidiennement victime de discriminations dans une société où les femmes ne sont pas censées donner leur avis et où les personnes handicapées sont considérées comme des « invalides » atteints d’une maladie incurable. Pourtant, Goulzar refuse d’être réduite au silence. Apportons-lui notre soutien dès aujourd’hui. Dites au Kirghizistan de soutenir le combat de Goulzar Douichenova pour que les choses changent.

Nawal Benaissa

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  11.10.2018   Maroc

Nawal Benaissa est prête à se battre pour ses convictions. C’est pourquoi elle réclame une plus grande justice sociale et de meilleurs services de santé dans sa région, le Rif, où une bonne partie de la population se sent oubliée par le gouvernement. Cette femme, l’une des principales figures du mouvement populaire Hirak, participe à des manifestations pacifiques et milite en faveur du changement sur les réseaux sociaux. Mais Nawal est constamment harcelée par les autorités marocaines, qui essayent de la réduire au silence. Elles l’ont arrêtée et placée en détention à quatre reprises en seulement quatre mois, et ont exigé qu’elle ferme sa très populaire page Facebook, qui comptait 80 000 abonné-e-s. En février 2018, la militante a été condamnée à 10 mois de prison avec sursis et une amende pour « incitation à commettre une infraction ». Elle a fait appel, mais les manœuvres d’intimidation se poursuivent. Elle a dû déménager dans une autre ville pour éviter d’être surveillée en permanence. Le traitement réservé à Nawal Benaissa s’inscrit dans le cadre d’une répression de grande ampleur visant le mouvement Hirak et ses dirigeants. Les forces de sécurité marocaines ont arrêté des centaines de manifestants et manifestantes pacifiques, ainsi que des personnes qui avaient simplement exprimé leur soutien sur Facebook. Pour Nawal, la solution est simple. Elle souhaite être totalement libre de se battre pour un avenir meilleur pour les habitants de sa région et ses enfants. Dites au Maroc de cesser de harceler Nawal dès aujourd’hui.

Nonhle Mbuthuma

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  11.10.2018   Afrique du Sud

Nonhle Mbuthuma ne cédera pas. Cette femme mène la lutte au nom de sa communauté contre une compagnie minière qui cherche à exploiter du titane sur leurs terres ancestrales. « Si vous prenez mes terres, vous prenez mon identité », affirme-t-elle. Elle est harcelée alors qu’elle cherche simplement à défendre les droits de la population locale. Nonhle fait partie de la communauté traditionnelle d’Amadiba, qui jouit de droits fonciers collectifs dans la province du Cap-Est, en Afrique du Sud. Environ 5 000 personnes pourraient être expulsées de force si la compagnie est autorisée à exploiter le terrain. Elles pourraient perdre leurs habitations, leurs moyens de subsistance et leur mode de vie en général. Nonhle et sa communauté ont créé le Comité de crise d’Amadiba (ACC) pour unir dans un combat commun les habitants de cinq villages. Depuis, cette femme fait sans cesse l’objet de manœuvres d’intimidation et de menaces. Elle a même survécu à une tentative d’assassinat. Un autre dirigeant communautaire a été tué par balle en 2016, et Nonhle était la suivante sur la « liste des cibles à abattre ». Elle pense que les menaces qu’elle reçoit visent à la réduire au silence et à la pousser à quitter ses terres. Cependant, Nonhle est déterminée à résister. Elle déclare : « Ces terres appartenaient à ma grand-mère, qui en avait hérité de ses grands-parents. Que vais-je laisser à mes enfants ? L’exploitation minière n’est pas une option. » Dites à l’Afrique du Sud de protéger Nonhle immédiatement.

Vitalina Koval

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  11.10.2018   Ukraine

Vitalina Koval a toujours voulu avoir un impact positif. Elle utilise son incroyable énergie pour soutenir les LGBTI dans sa ville, Oujgorod. Cette femme et d’autres militants et militantes ont néanmoins été agressés violemment par des groupes d’extrême-droite, uniquement pour s’être élevés contre la haine. Le 8 mars 2018, Vitalina a organisé une manifestation pacifique en faveur des droits des femmes et des LGBTI à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. La police lui avait assuré qu’elle et les autres manifestants et manifestantes seraient en sécurité. Le jour même, un groupe les a insultés et les a aspergés de peinture rouge, ce qui a provoqué chez Vitalina des brûlures chimiques au niveau des yeux. Ses agresseurs ont été placés en détention avant d’être relâchés seulement quelques heures plus tard. Par la suite, Vitalina et d’autres personnes ont reçu de nouvelles menaces, et deux militants ont signalé avoir été roués de coups. Ces agressions s’inscrivent dans le cadre d’une augmentation globale des actes de violence et d’intimidation commis par des groupes d’extrême-droite en Ukraine, qui affirment que les valeurs d’ouverture promues par des gens comme Vitalina ne sont « pas saines ». Cependant, Vitalina et ses collègues défenseur-e-s des droits humains ne céderont pas à la peur et la haine. Soutenons-les. Dites à l’Ukraine de protéger Vitalina et les autres défenseur-e-s des droits des femmes et des LGBTI.

Geraldine Chacón

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  11.10.2018   Venezuela

Geraldine Chacón a toujours voulu défendre les autres. À neuf ans, elle rêvait de devenir avocate. À 14 ans, elle s’est présentée pour une élection au conseil local des jeunes. Une fois à l’université, elle a lancé un réseau de militants d’Amnesty International qui réclamaient des changements. Comme le dit sa mère : « Dès qu’elle voyait une injustice, elle la combattait. » Cette passion lui a donné envie de travailler pour une organisation qui donne plus de moyens d’action aux jeunes de certains des quartiers les plus pauvres de Caracas, sa ville natale. Mais en février 2018, cette jeune membre active de la société, passionnée et enthousiaste, a été arrêtée chez elle par des agents armés. Les autorités l’ont associée à tort à des groupes de « résistance » qui avaient selon elles organisé de violentes manifestations contre le gouvernement. En fait, la persécution dont elle est victime s’inscrit dans le cadre d’une répression plus large du gouvernement contre les personnes qui critiquent les autorités et défendent les droits humains dans le contexte de la crise qui se déroule actuellement au Venezuela. Après quatre mois de prison dans des conditions épouvantables, Geraldine Chacón a bénéficié d’une libération conditionnelle en juin 2018. Mais elle ne peut pas quitter le pays et l’affaire est toujours en cours, donc elle pourrait à nouveau être arrêtée à tout moment, sans aucune raison. Comme de nombreux autres militants pacifiques, elle est quotidiennement victime de manœuvres d’intimidation, uniquement parce qu’elle essaie d’améliorer la vie dans le pays. Dites au Venezuela d’arrêter immédiatement de harceler Geraldine Chacón.

XULHAZ MANNAN : TUÉ À COUPS DE MACHETTE POUR AVOIR DÉFENDU LES DROITS DES LGBTIQ

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  7.11.2017   Bangladesh

Xulhaz Mannan était chez lui avec un ami lorsque des hommes se présentant comme des coursiers ont fait irruption en brandissant des machettes. Les deux amis ont été tués à coup de machette sous les yeux de la mère de Xulhaz, âgée de 75 ans. Xulhaz était l’un des fondateurs du seul magazine du Bangladesh consacré aux questions lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, intersexuées et queer (LGBTIQ), une entreprise risquée dans un pays où les relations entre personnes de même sexe sont illégales.

On pense que ses agresseurs appartiennent à Ansar al Islam, un groupe extrémiste qui s’est rendu responsable d’une série d’attaques de ce type contre des blogueurs qui parlent de l’athéisme, du féminisme, de la science et d’autres questions liées à la laïcité. Malgré des éléments de preuve, en particulier des déclarations de témoins et des images de vidéosurveillance, personne n’a été inculpé pour ces assassinats commis en avril 2016. Et pour couronner la passivité de la police, les autorités en viennent à accuser les victimes. Peu après l’assassinat de Xulhaz, un ministre a déclaré que les mouvements qui font l’apologie des « relations sexuelles contre nature » ne sont pas autorisés dans la société bangladaise.

Le manque de détermination des autorités à retrouver et poursuivre les assassins présumés de Xulhaz envoie un signal désastreux aux militants LGBTIQ et à toutes les personnes qui s’emploient à faire bouger les choses. Comme le dit le frère de Xulhaz, l’inaction de la police montre que « le gouvernement n’est absolument pas embarrassé [...] et considère que “cette” question [des relations entre personnes de même sexe] s’est éteinte avec Xulhaz ».

MAHADINE : PASSIBLE D’UNE PEINE DE PRISON À VIE POUR UN MESSAGE SUR FACEBOOK

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  7.11.2017   Tchad

Ce père de sept enfants est un cybermilitant. En septembre 2016, Tadjadine Mahamat Babouri, connu sous le nom de Mahadine, a mis en ligne sur Facebook des vidéos dans lesquelles il accusait le gouvernement tchadien et des personnes proches du pouvoir de corruption et de mauvaise utilisation des fonds publics. Il s’élevait aussi contre la crise économique à laquelle est en proie cette nation dépendante du pétrole, qui souffre aujourd’hui de la chute des prix de la matière première dans le monde.

Faire des vidéos et les mettre en ligne était un acte osé dans un pays où s’exprimer publiquement de la sorte entraîne des conséquences graves.

Quelques jours plus tard, Mahadine était enlevé dans la rue en pleine journée par plusieurs hommes appartenant semble-t-il aux services du renseignement. Mahadine raconte avoir été frappé, soumis à des décharges électriques et enchaîné pendant plusieurs semaines. On l’a transféré d’une prison à l’autre. Aucune information sur son sort n’a été communiquée à sa femme et ses enfants, qui ont dû se mobiliser pour le retrouver par leurs propres moyens.

Inculpé de plusieurs chefs, et notamment d’atteinte à la sécurité nationale, Mahadine encourt la réclusion à perpétuité. Il a attrapé la tuberculose pendant sa détention et est gravement malade. Il a besoin de soins médicaux de toute urgence. Il ne faut pas qu’il passe le reste de sa vie derrière les barreaux parce qu’il a osé exprimer son opinion.

FARID ET ISSA : POURSUIVIS POUR AVOIR MANIFESTÉ CONTRE DES CRIMES DE GUERRE

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  7.11.2017   Israël , Territoires palestiniens

Farid al Atrash et Issa Amro veulent la fin de la colonisation israélienne – un crime de guerre résultant des 50 ans d’occupation israélienne en territoire palestinien. Israël interdit aux Palestiniens l’accès de nombreuses zones des territoires occupés, ce qui les empêche de se déplacer librement. Les colons juifs israéliens, eux, sont libres d’aller où ils veulent.

Farid et Issa, qui militent pour la non-violence, font face à d’incessantes menaces et agressions de la part de soldats et de colons israéliens. Issa encourage les jeunes Palestiniens à trouver des moyens de lutte pacifiques contre l’occupation israélienne et les lois discriminatoires en vigueur à Hébron. Cela lui a valu d’être arrêté plus d’une fois par les forces israéliennes. Les soldats l’ont frappé, lui ont bandé les yeux et l’ont interrogé. « Les forces d’occupation israéliennes s’en prennent à nous afin de nous réduire au silence », dit-il. Farid, un avocat qui dénonce les violences perpétrées par les autorités palestiniennes et israéliennes, subit des persécutions analogues.

En février 2016, Farid et Issa ont participé à une manifestation pacifique dans les rues de Hébron, organisée à l’occasion du 22e anniversaire de la première fermeture par Israël d’une artère aux Palestiniens, la rue Shuhada. Les 200 000 Palestiniens d’Hébron sont de fait retenus en otage par les 800 colons israéliens qui vivent dans le centre de la ville. Farid et Issa sont sous le coup d’accusations totalement fantaisistes, dont l’objectif est de toute évidence d’entraver leurs activités de défense des droits humains.

SHACKELIA JACKSON : DÉTERMINÉE À EMPÊCHER LA POLICE DE BÉNÉFICIER DE L’IMPUNITÉ

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  7.11.2017   Jamaïque

Shackelia Jackson ne veut pas renoncer. Lorsque son frère a été abattu par balle par la police en 2014, elle a fait en sorte que les enquêteurs indépendants de la Jamaïque préservent la scène de crime.

La police était à la recherche d’un suspect dans une affaire de vol à main armée, un homme « au look de rasta ». Nakiea correspondait à cette description. Les policiers sont tombés sur lui dans son petit restaurant et l’ont abattu. En Jamaïque, les homicides commis par des policiers – généralement sur la personne d’hommes jeunes et le plus souvent pauvres – sont hélas monnaie courante : on en a dénombré quelque 2 000 ces 10 dernières années.

Shackelia était déterminée à ce que l’histoire de Nakiea ne s’achève pas ainsi. Avec courage, elle a entrepris de se battre contre un système pénal lent et manquant terriblement de moyens, pour obtenir que la justice passe. Rejoignant des dizaines de familles dont un proche avait été tué de manière similaire, elle est venue renforcer leurs appels à la justice. La police a alors procédé à des opérations dans le quartier de Shackelia, à chaque fois au moment des échéances devant le tribunal. Shackelia et sa famille ont également été visées par des actes d’intimidation.

Mais Shackelia refuse d’être réduite au silence. Toutes ces manoeuvres ne font que renforcer sa détermination à faire ce qui est juste, dit-elle. « Je me bats parce que je n’ai pas d’autre choix, explique-t-elle. Parce que si je m’arrête, je donne à un autre policier l’autorisation de tuer un autre de mes frères. »

CLOVIS RAZAFIMALALA : CONDAMNÉ POUR AVOIR PROTÉGÉ LA FORÊT

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  7.11.2017   Madagascar

Clovis Razafimalala est très attaché à la forêt ombrophile de Madagascar. Militant écologiste, ce père de deux jeunes enfants fait tout ce qu’il peut pour protéger les arbres menacés d’extinction, des essences couleur rubis dont on tire le bois de rose. Mais rien n’arrête les trafiquants corrompus qui veulent faire taire Clovis et ses compagnons de lutte. La vente illégale de ce bois précieux peut rapporter des milliards de dollars.

Le commerce du bois de rose est interdit, mais le marché noir est florissant, ce qui renforce l’influence des trafiquants. Clovis et ses frères militants se battent contre eux avec courage, tandis que le gouvernement détourne son regard.

Ils paient le prix de leur engagement. Accusé d’avoir été à la tête d’une manifestation violente, Clovis a été placé en détention en septembre 2016. Des témoins assurent qu’il se trouvait dans un restaurant au moment de la manifestation, mais ils n’ont jamais été entendus dans le cadre de l’enquête.

Ce n’est pas la première fois que Clovis est pris pour cible. En 2009, sa maison a été incendiée. On lui a proposé à plusieurs reprises de l’argent – qu’il a refusé – en échange de l’arrêt de son combat en faveur de la forêt menacée de Madagascar.

En juillet 2017, Clovis a été condamné à cinq ans d’emprisonnement avec sursis sur la base de fausses accusations. Il peut être incarcéré à tout moment s’il ose poursuivre sa lutte.

DÉFENDEZ SAKRIS, TRANSGENRE ET DÉFENSEUR DES DROITS HUMAINS FINLANDAIS

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  25.5.2017   Finlande

" Je m'appelle Sakris Kupila. J'ai 21 ans et je suis étudiant en médecine en Finlande. J'étais encore un adolescent quand je me suis rendu compte que j'étais transgenre et que le genre qui m'avait été assigné à la naissance ne correspondait pas vraiment à la réalité.

Cela faisait des années que les choses étaient difficiles pour moi, j'étais déprimé et renfermé, j'essayais de trouver un moyen de grandir dans un monde qui voulait m'imposer un rôle qui ne me correspondait pas du tout. Quelques années plus tard, je me suis rendu compte d'autre chose : je ne pourrais pas vivre ma vie sans passer par une transition, qui me permettrait enfin de vivre de façon naturelle et confortable.

Cependant, selon la législation actuelle sur la reconnaissance de l'identité de genre à l'état civil, il faut pour cela avoir plus de 18 ans, se soumettre à un diagnostic psychiatrique et se faire stériliser ou être stérile. Je ne suis pas stérile et je ne veux pas l'être.

Je me souviens du moment où j'ai compris que je devrais être stérile pour modifier mon genre à l'état civil. C'était terrible, et je n'étais encore qu'un enfant. Je savais que, d'après le gouvernement, je ne devrais pas avoir le droit, même potentiel, d'avoir des enfants. Je me suis senti très mal. J'avais l'impression d'être différent, anormal. Comme si on ne me considérait pas comme un humain à cause de mon identité de genre. Cela me rendait malade.

Parce que je défends les droits des personnes transgenres, je subis des actes de harcèlement, d'intimidation, des menaces de passage à tabac et des comportements ouvertement hostiles, autant d'attaques qui m'ont forcé à interrompre mes études pendant un an. "